vendredi 5 mars 2010

Le mythe du pisseur de code

C'est l'histoire d'un développeur qui travaille dans une grande entreprise (très grande même) où les développeurs sont comptabilisés en ETP (employé à temps plein) sans tenir compte de leurs compétences. Ce gars se retrouve sur un plateau de dév de 50 personnes. Ce n'est pas rien. Lorsque les projets souffrent, on fait rentrer 2, 3, 5 ETP. Quand ils vont mieux, on les fait ressortir aussi vite. Bien sûr, le directeur de projet fait totalement confiance à CSC, Unilog et tous ses beaux commerciaux très "Messieurs de Fursac". Après tout, les CV, c'est bon pour les RH. Après quelques années, le gars part chez un éditeur de progiciels. Là, il découvre des développeurs inertes qui codent comme des lapins en cage. Alors, il leur secoue le cocotier un peu. Il fait des grands gestes devant une direction désemparée car elle ne comprend pas pourquoi les développeurs n'arrivent pas à sortir des fonctionnalités à une cadence "commerciale". Plus tard, notre gars décide de rejoindre un client final, une PME de bonne taille. Et là, c'est le ponpon, La direction qualifie les développements de "visqueux". Le pire, c'est que le gars comprend leur impression mais qu'il n'arrive pas à trouver les mots pour leur expliquer que le développement est un vrai métier d'ingénieur et qu'il coûte cher. Alors que dire à un DSI qui dans un moment de déprime vous demande s'il ne faudrait pas mieux de tout refaire en PHP plutôt qu'en Java? Voilà, je suis fatigué de constater que le mythe du pisseur de code a la peau dure et qu'il n'est pas prêt à rendre l'âme. Et vous, qu'en pensez-vous?

2 commentaires:

  1. Chez nous, on est compté en Équivalent Temps Plein ;)

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  2. Je comprends votre désarroi ! Je déplore aussi que le mythe du pisseur de code finisse assez souvent par créer des pisseurs de codes tout ce qu’il y a de plus réels. Cela semble assez naturel finalement. Je suis moi-même développeur dans une petite entreprise, j’ai un ami développeur qui travaille dans une grosse SSII pour un gros compte, nous faisons le même constat un peu déprimant : les directions d’équipe ne semble pas vouloir ni gérer ni encadrer le métier de développeur avec tout ce que ça comprend… (qualité de la conception, bonnes pratiques, …). On obtient donc des équipes ou chacun bosse pour soit sans prendre en charge les problématiques d’équipe de production… de production collective… Bref, 1 développeur sur 2 peut être effectivement un pisseur de code qui empile les aberrations sur les aberrations jusqu’à ce que la fonctionnalité soit là. Finalement, on a deux métiers réellement conçus : l’analyste programmeur et le pisseur de code. Le premier étant le métier noble et le second la vision commerciale et démoralisante du premier. Dans l’entreprise ou je travaille cela ne se passe pas trop mal mais seulement parce que nous sommes une toute petite équipe de 4 développeurs et que, par un appréciable hasard, 3 de ces 4 développeurs sont intéressé par le premier métier, pas par le second.
    Luttons !

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